Le Coeur et l’oreille CD

Le Coeur & L’Oreille: Manuscript Bauyn
(Arcana/Outhere music, 2017)

Preis der deutchen schallplattenkritik – Bestenliste 4-2017

5 DiapasonNuti copertinaPreis der deutschen schallplattenkritik_logoimgres

Reviews

“Das Bauyn-Manuskript, 450 Seiten stark, ist eines der bedeutendsten Kompendien barocker Cembalomusik aus Frankreich. Schon allein die intensive Beschäftigung mit diesem umfangreichen Material zeichnet die italienische Cembalistin Giulia Nuti aus. Ihre stilkundigen und ornamental fantasievollen Interpretationen der hier überlieferten Werke von Couperin, Chambonnières, Hardel und vielen anderen machen ihre neue CD rundum preiswürdig. Der voluminöse, sinnliche und farbenreiche Cembaloton des 1658 in Paris gebauten Instruments „Le Hanneton“ zeugt von den herausragenden Qualitäten dieses Kunstwerks, der Künstlerin und nicht zuletzt des faszinierenden Repertoires.”
Sabine Fallenstein

“Remarquée pour son magnifique disque “Les Sauvages” (Diapason d’or, DHM 2014), Giulia Nuti laisse l’instrument installer son propre temps musical et la guider dans son interprétation des ornaments et du phrasé. Les instruments anciens ont besoin d’étre apprivoisés pour se mettre à chanter… Elle se livre à l’exercice avec passion et un soin extréme, donnant un sens à chaque détail rythmique. Après un sombre et hiératique preélude de Louis Couperin, une suite Suite de Chambonniéres met en valeur le chant ferme et trés incarné  de la claveciniste italienne. Son phrasé clair est un sacle précieux sur lequel s’épanouit la sensualité des belles courantes et de l’aimable rondeau. La résonance de l’instrument fait merveille dans la chaconne…
L’artiste est attentive aux subtils changements de style, au ton sérieux et modeste d’un Hardel, aux fantasques foucades d’un Couperin… Les charactérs trés différenciés des deux claviers profitent à la délicate et trasparente Suite in don de Chambonniéres. Quand il prend fin, sur la Passacaille en sol minuer de Louis Couperin, ce récital a rendu sensible la grande variété d’ispiration des maîtres connus ou oubliés dont le Manuscrit Bauyn porte mémoire.”
Philippe Ramin, 5 Diapason, Diapason

“De fait, on est frappé par la qualité de l’attention que Giulia Nuti porte à tout moment à la résonance. C’est sans doute là que réside l’impression, omniprésente, que le tempo est juste, que rien ne traîne ni ne se presse inconsidérément. L’emploi du mot « savourer » ne saurait être anodin non plus : on a l’impression que chaque pièce a été savourée par la claveciniste autant qu’elle l’offre à déguster à l’auditeur, en donnant à entendre toute la richesse de l’instrument. Le jeu sait se montrer puissant et faire sonner le beau clavecin de Louis Denis dans toute sa force, sans aucune dureté pour autant. Mais ce disque s’intitule Le cœur et l’oreille, et ne se repaît pas que de beau son (l’oreille) : il y a aussi le cœur. Le cœur est pris à partie dès le prélude initial de Louis Couperin en fa majeur ; l’auditeur s’accroche à son siège et il sent quelque chose se fendre ; s’il se laisse aller à l’empathie avec ce qu’il entend, son regard en sera affecté (pensons aux figures des affects gravées par Le Brun), de même que son souffle. Bref, avec ce prélude en fa, on est scotché et on est pris aux tripes. Ce sentiment de fascination profonde ne se dément pas dans la suite du disque, dont on suit les mouvements avec délectation.

Ceci grâce, sans nul doute, à un sens consommé de la rhétorique qui fait que le discours se déploie et parvient, même dans les pièces mesurées, à surprendre et à toucher. Les arpègements du premier prélude sont splendides et poignants. Plus loin, tout différemment, Giulia Nuti charme avec la charmante mélodie du Rondeau de la suite en fa de Chambonnières, aimablement conduite. Les ornements sont impeccables et subtilement variés … Magistral, oui, en y réfléchissant ce disque le paraît car il pourrait être une leçon, mais il semble n’avoir jamais à cœur de démontrer, car il ne montre pas, il ne pointe pas du doigt, il ne force pas à réfléchir : tout se fait pour, comme le clame le titre, le cœur et l’oreille, tout se fait du haut d’une maîtrise éclatante de l’instrument, des œuvres jouées, des affects et de leur rhétorique, jusqu’à l’ultime Passacaille (en sol mineur) de Louis Couperin qui semble une péroraison récapitulative des beautés par lesquelles on a passé pendant une heure et quart que dure le disque.
Giulia Nuti signe ici un disque qui nous semble appelé à devenir une référence.”
Loïc Chahine, Le Babillard

“The virtuosic Ms Nuti clearly has a profound knowledge of ornamentation, and her performances are suitably encrusted with the appropriate decoration. This is a wonderfully evocative CD, redolent of a bygone age of mannered elegance and rhetorical expressiveness.”
James Ross, Early Music Review

“In Chambonnières’s wonderfully eloquent Chaconne and Louis Couperin’s noble Passacaille you feel in touch with another civilisation”
Nicholas Kenyon, The Guardian

“Nuti allows this limpid music … the space it merits, combinig scholarliness and style with interpretative freedom.”
The Times

“Voilà du clavecin comme on en entend peu, rencontre un instrument original et une interprète qui l’est aussi”
Albéric Lagier, Musikzern – L’air du jour

“Nuti vi lavora di oreficeria, restituendo loro anima e corpo sonoro attraverso le mille efflorescenze che fa sbocciare dalle melodie. Il pezzo più toccante, un Rondò di Chambonnières che stilla spleen”
Gregorio Moppi, La Repubblica

“Sublieme 18de eeuwse klavecimbelmuziekNiet te missen!”
Michel Dutrieue, Stretto

Interview

 

Review

Primo Movimento, Rai3

http://www.raiplayradio.it/audio/2017/07/PRIMO-MOVIMENTO-del-26072017-94e41079-7ffa-4d31-aac3-2d07685af93c.html